Partager l'article ! un peu de mélancolie ...: Même si les vacances sont officiellement finies depuis une semaine, j'ai l'impression qu'elles finissent ...
Même si les vacances sont officiellement finies depuis une semaine, j'ai l'impression qu'elles finissent aujourd'hui. Peut-être est-ce dû à ma légendaire lenteur ... ou le fait que fiston et sa douce finissent aussi leurs vacances aujourd'hui ... qu'importe, c'est comme çà. Contrairement à ce que j'aurais aimé, j'ai peu écrit et peu lu. J'ai cependant passé plus de temps que prévu avec mes proches, avec monsieur Jérémy entre autres ... et, bien sûr, avec mon chéri, disons plus de temps de qualité, à simplement apprécier et profiter de la présence l'un de l'autre ...
Semaine étrange aussi. Sans que je sache trop pourquoi, je pense plus à maman depuis environ un mois. Puis cousine Hélène qui publie une photo de son frère (tellement beau ce Steve) décédé accidentellement à l'âge de 15 ans, il y a 31 ans, la journée même de l'anniversaire de sa mère ...Bien sûr que j'y pense à chaque année mais je me contente de souhaiter un joyeux anniversaire à Nicole sans jamais faire allusion à la perte de son fils. Pourtant, je sais bien qu'elle a fait son deuil, qu'elle peut en parler facilement, qu'elle y pense même si nous n'en parlons pas la journée de l'anniversaire ... Je pense que c'est la journée, ce 19 août 1980, où je me suis sentie le plus loin des miens (j'étais alors en Grande-Bretane pour l'année et maman m'a téléphoné pour m'informer) ... Je ne sais pas pourquoi je suis davantage en contact avec ces deuils depuis un certain temps, pourquoi je remarque plus souvent que des personnes de ma génération meurent ... Le concept de vieillesse reste subjectif je suppose. Je n'ai pas connu mes grands-parents Lafleur. Grand-maman Dumais est partie quand j'avais 4 ans et deux mois ... Grand-papa est décédé après mon premier mariage mais je ne me suis jamais sentie très près de lui et, de toute façon, il était aussi jeune de caractère ... alors les "vieux" que j'ai connus sont mes parents. Chacun était l'aîné de sa famille et maman était était tellement jeune de coeur et d'esprit ... et papa, à 88 ans, est plus en forme que moi je pense ... Bien sûr j'ai connu mes premiers beaux-parents qui avaient, en fait, l'âge de mes grands-parents. Je les trouvais vieux mais je me disais que c'était une question de culture familiale ... car contrairement à eux et à la population de l'époque en général, mon grand-père Dumais était anti-duplessiste et anti-clérical et il est difficile pour moi, encore aujourd'hui, de me rappeler le Québec conservateur. En fait, c'est presqu'impossible car je n'ai pas été élevée dans un tel esprit. Je me rappelle, et c'est très vivant dans ma mémoire, ma titulaire en Éléments-Latins (secondaire 1 disons) nous avait dit ceci: "Vous êtes privilégiées car vous allez pouvoir épouser les hommes qui formeront l'élite de la société." Et moi, dans ma petite tête d'ado de 12 ans 10 mois, de me dire "Quoi? Il faut que j'épouse un homme important pour devenir quelqu'un? C'est stupide!" Et c'était en 1960 ... déjà, je n'acceptais pas, parce que je ne comprenais pas, ce "statut particulier" de la femme ...
Vous pouvez penser que c'est une chance mais je vous affirme que c'est aussi un peu difficile de toujours se sentir aussi différente sans se dire que finalement, je suis toujours celle qui a raison donc sans développer ce fameux sentiment de supériorité. D'une certaine façon, je me sentais presque toujours un peu inadaptée et, pendant mes premières années de jeune femme, je me suis sentie jugée, comme si de me reconnaitre les mêmes droits que les hommes faisait de moi une ... femme facile? frivole? parce que j'allais vers mes compagnons d'étude aussi facilement que vers mes compagnes d'étude ... Je trouve encore la société québécoise un peu constipée ... alors imaginez vous il y a quarante ans ... Comme on dit en langage populaire (un langage que je ne maitrise pas très bien, excusez m'en) "quand les bottines ne suivent pas les babines ..." Les gens aiment bien tenir de propos ouverts et modernes mais qu'en est-il dans leur quotidien? Ça me rappelle cette caricature que mon directeur de thèse avait dans son bureau ... "Tu sais ma petite fille, tu peux faire tout ce que tu veux dans la vie même si tu es une fille." "Je sais papa, je veux devenir neuro-chirurgienne." "Ben quand même, n'exagère pas!" ... ça illustre très bien mon propos ...
Autre sujet ...
Mon état général de santé continue de s'améliorer lentement (lire: je m'essoufle un peu moins facilement) et je commence à perdre du poids (environ 4 livres pour les 3 dernières semaines). Je me pèse à tous les jours mais je ne prends pas ces informations trop au sérieux: j'observe une tendance plus que le poids de la veille. Se peser à chaque jour est fortement déconseillé pour les anorexiques car ça devient un truc obssessionnel. Je me méfie des obsessions et c'est pourquoi je ne fais pas de journal alimentaire. Mais oui, je me pèse presqu'à chaque jour (5 ou 6 fois par semaine) car, je l'admets, ça m'encourage d'observer la tendance. Bon, je pourrais dire que aussi que ça me permet de réagir plus vite si la tendance s'inverse mais disons que je suis plutôt raisonnable en ce domaine. J'ai compris que je ne serais jamais parfaite et je choisis mes imperfections dans la mesure où c'est possible. Il serait sans doute plus juste de dire que je choisis mes combats et, plus précisément, mes stratégies: il vaut mieux y aller lentement et persévérer que d'y aller agressivement puis abandonner. De toute façon, il est démontré que le phénomène du yoyo est plus nocif que le surplus de poids. Et comme je vise davantage des objectifs de santé que d'apparence ...
Un dernier mot ...
Cette copinaute (j'aime bien le terme qui me convient davantage que le mot "ami" dont on abuse de façon
indue sur le net) qui est triste à la pensée que son grand-père souffre de solitude et qu'il lui est très difficile de le visiter en raison de la distance (elle n'a pas de voiture et ne conduit
plus) ... et Stanley Péan qui a écrit une si belle page sur son blog à la mémoire de Gil Courtemanche ... je suis très empathique face à de telles "confidences" ... çà aussi contribue à cette
espèce de nostalgie qui m'habite depuis un certain temps. Le mot "nostalgie" n'est pas le mot juste mais je n'arrive pas à trouver mieux ... mélancolie peut-être? Mais alors ... légère
mélancolie ...Et, ma chère Audrey, si je le pouvais, je te conduirais avec plaisir pour que tu puisses passer une journée avec ton grand-père ... disons tout de même que ça dépend où il est car
Sept-Iles ou l'Abitibi, c'est un peu loin en effet ...
Pour mon projet d'écriture, je pense qu'il vient de prendre un virage intéressant car je le sens plus ... je voulais tellement éviter de faire de l'auto-fiction que je n'écrivais que du bout des doigts. Or un thème qui me poursuit depuis quelques années m'a rattrapée de façon bien intéressante ... une sorte d'aventure bien loin de ma vie et de qui je suis ... et la formulation (ou le style? peu importe) m'est venue ... le cadre aussi ... donc je me lance à nouveau. Ce que j'ai fait auparavant n'est pas perdu mais prendra une autre dimension ...
Voilà pour aujourd'hui ...
p.s. la photo, je l'aime ... Kirkstone Pass, Great-Britain ... somewhere
between august 80 and july 81 ...
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Prends soin de toi et on a le droit de ne pas avoir raison....
Bonjour Gervaise - Tu as tout à fait raison pour Gil Courtemanche. Et je sais que j'ai le droit de ne pas avoir raison ... et crois-moi, je m'en sers ... j'ai du me relire car je ne savais plus à quoi tu faisais référence avec ce commentaire. Je me rends compte que je ne me suis pas exprimé assez clairement: je n'ai pas toujours raison mais quand il s'agit de la condition féminine, je m'entête à croire que ce sont les autres qui sont ... rétrogrades? non évolués ... oui oui je suis très sévère qu8and il s'agit des droits humains, incluant celui de se tromper ... et celui d'avoir des chances égales entre les hommes et les femmes. C'est déjà assez difficile de vérifier que l'égalité des chances, ce n'est pas du tout gagné dans la vie économique, dans la vie sociale, et dans tant d'autres domaines ... éliminons ceux que l'on peut éliminer ... il me semble ...
Chère Suzanne! Merci pour ce sourire ... nous avons tous tort parfois mais le problème, c'est quand on a tort moins, beaucoup moins souvent que les autres ... et tu sais quoi? Une partie de ma clientèle était précisément constituée de personnes qui étaient différentes pcq plus allumées, plus vraies et plus authentiques ... mais elles ne comprenaient pas leur isolement ... et c'était la clé qui leur manquait pour enfin s'accepter dans leur si belle différence